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Comment ça marche

Outil non officiel, sans valeur réglementaire. L’index est une mesure de niveau construite sur les résultats publiés par la FFC. Il n’engage ni la Fédération, ni la commission régionale, et ne remplace aucun classement officiel.

L’idée

Les points région récompensent le volume : plus on court, plus on marque, et on a intérêt à chercher les courses faciles. L’index fait l’inverse : il ne compte pas les courses, il mesure le niveau de ceux qu’on a battus. Battre dix coureurs faibles ne vaut pas battre dix coureurs forts. Se cacher ne rapporte rien ; se frotter à plus fort, si.

Chaque coureur reçoit une note de 0 à 1000. Le calcul tourne sur toute la France :13 697 coureurs et 2 495 classements pour la saison 2026. Il a été validé par un back-test prédictif à 67.8 %.

Les 9 règles

  1. Une course compte si elle a au moins 10 partants (8 chez les femmes et les jeunes). En dessous, le plateau n’est pas mesurable.
  2. Le niveau d’un classement est la moyenne des index des 10 meilleurs au départ, majorée de 10 %.
  3. Le vainqueur marque le niveau. Chaque place retire ensuite le même nombre de points : points par place = 2 × (niveau − index moyen des arrivants) ÷ (arrivants − 1), sans jamais descendre sous zéro.
  4. Résultats retenus : les 10 meilleurs des 12 derniers mois. Avec moins de 11 résultats, on garde tout sauf le moins bon.
  5. Index = moyenne des résultats retenus × coefficient de saison (0,918 en 2026). Le coefficient est calé pour que la moyenne des 100 meilleurs index fasse 950 ; le meilleur index officiel de la saison tourne autour de 970. Un index en construction, assis sur un ou deux résultats, peut temporairement sortir de cette échelle : c'est précisément ce que signale son statut.
  6. Le calcul est itéré jusqu’à stabilisation : on s’arrête quand plus aucun coureur ne bouge de plus d’un point. C’est pour cela que l’index affiché peut différer du produit « moyenne × coefficient » de quelques dixièmes.
  7. Trois statuts. Index officiel à partir de 6 résultats sur 12 mois,Index en construction (n/6) en dessous, Index expiré quand tous les résultats ont plus de 12 mois.
  8. Un résultat de plus de 12 mois sort et est simplement retiré. La place libérée ne compte pas zéro : le coureur passe à un résultat retenu de moins, ou son meilleur résultat non retenu prend la place.
  9. À index affiché égal, on départage par les victoires, puis les podiums, puis le meilleur résultat.

Un exemple chiffré, sur une vraie course

Bayeux - La Franco Hollandaise - Elite- Oen-1-2-3- Access 1-2, 15 septembre 2026 (Calvados), 51 partants, 39 arrivants.

  • Les 10 meilleurs au départ valaient en moyenne 861.
  • Majoré de 10 %, cela donne le niveau du plateau : 861 × 1,10 = 947. C’est ce que marque le vainqueur.
  • L’index moyen des 39 arrivants était de 694.
  • Chaque place retire donc 2 × (947694) ÷ (39 − 1) = 13,3 points.
  • Le 3e marque 947 − 2 × 13,3 = 920 points.
  • Le dernier arrivant marque 94738 × 13,3 = 442 points.

Ces points-là sont ceux qui entrent dans l’index du coureur, une fois faite la moyenne de ses 10 meilleurs et appliqué le coefficient de saison. Voir le classement complet et le calcul place par place →

Les catégories affichées

Trois niveaux, qui ne doivent jamais être confondus :

  • Open 2 sans mention : catégorie officielle, venue du classement national ou d’une correction reçue par mail.
  • Open 2 (probable) : catégorie déduite du calendrier. Le code d’épreuve dit quelles catégories ont le droit de prendre le départ ; on croise tous les engagements du coureur et on retient la plus probable. Validation croisée : 81 % de catégories exactes, 97 % à une catégorie près. Les Access 1 à 4 ne sont pas séparables entre eux (même calendrier) : on écrit « Access » sans le numéro.
  • Catégorie inconnue : le classement national ne recense que les coureurs qui ont marqué des points. La couverture va de 97 % au-dessus de 800 d’index à 3,5 % en dessous de 300 : autrement dit, les Access en sont presque tous absents.

Une catégorie probable est une estimation. Elle n’est jamais présentée comme officielle et ne doit jamais servir à décider d’une montée ou d’une descente : là, seul le fichier licences fait foi. Si la catégorie affichée sur votre fiche est fausse, le lien « Ce n’est pas ma catégorie ? » envoie un mail pré-rempli ; la correction l’emporte sur tout le reste au calcul suivant.

Le classement des clubs

Index d’un club = moyenne des 10 meilleurs index de ses coureurs, avec un minimum de 5 coureurs ayant un index officiel. Un classement par catégorie ajoute le « meilleur club Access », le « meilleur club Open 2 », etc. : moyenne des 5 meilleurs du club dans cette catégorie, minimum 3. Le nombre de coureurs classés, les victoires et le meilleur coureur sont affichés à titre informatif ; ils n’entrent pas dans le classement. Le pseudo-club « Étranger » est exclu de tout classement par club.

Le classement par catégorie compte les catégories probables. Sans elles il n’existerait pas chez les Access : sur 6 426 index officiels, le classement national ne recense que 324 Access, contre 2 523 de plus par déduction du calendrier. Chaque ligne indique combien de ses coureurs sont dans ce cas. Les Access 1 à 4 sont regroupés sous « Access », le calendrier ne permettant pas de les séparer. Cela reste un classement indicatif : il ne sert à aucune décision de montée ou de descente.

Qui figure au classement

Les coureurs rattachés au pseudo-club « Étranger » de la FFC ne sont pas classés. Ce sont, pour l’essentiel, des coureurs venus disputer une ou deux épreuves en France : ils occupaient les neuf premières places du classement U19 et 28 des 50 premières, ce qui empêchait un coureur français de s’y situer. Ils restent en revanche dans le calcul : ils font le niveau des pelotons qu’ils ont courus, les enlever changerait l’index de tout le monde, et ils apparaissent normalement dans les classements de course, et leur fiche reste consultable.

Les coureurs inscrits en « Liste Rouge » à la FFC ne sont jamais nommés : ni classement, ni fiche, et la mention « Coureur anonymisé » dans les classements de course.

Les mineurs sont publiés discrètement. Les classements U17 et U15, et la fiche d’un licencié de ces catégories qui court chez les seniors, sont consultables mais tenus hors des moteurs de recherche et hors de la recherche par nom. La différence n’est pas cosmétique : ce que la fédération publie, ce sont des résultats d’épreuve, datés, qui vieillissent ; un profil permanent que l’on trouve en tapant un nom est autre chose. Un licencié mineur n’apparaît pas non plus dans les classements toutes catégories, qui sont référencés.

Ce que l’index ne mesure pas

  • Un index U19 issu du classement fusionné est un plancher. Un junior qui ne court que des épreuves U19 plafonne vers 840, parce que le niveau d’un peloton U19 est mesuré à 910 au maximum, contre 1048 pour une Elite seniors. Un junior qui court avec les seniors peut aller bien plus haut : ce n’est pas qu’il est meilleur, c’est qu’il a eu l’occasion de le montrer.
  • L’index mesure une saison, pas un duel. Il compte les adversaires que vous avez réellement affrontés. Qui reste sur des épreuves locales est donc sous-évalué, et une seule sortie au niveau supérieur ne suffit pas à le corriger, l’index étant une moyenne de dix résultats. Un exemple de la saison : en U15, Simon Bebin est 29e et Hugo Guillaume 1er. Ils se sont rencontrés une fois, et Bebin a gagné. Mais Bebin a couru 22 fois devant un plateau médian de 844, Guillaume 26 fois devant 1038. L’index ne dit pas que Bebin est moins fort : il dit qu’il a battu des adversaires moins forts. Lu à l’envers, c’est une information utile, elle indique où aller chercher la mesure qui manque.
  • Il n’y a pas de plafond à 1000. 950 est la moyenne d’un groupe de tête, pas un maximum. Gagner dix fois les dix plus beaux plateaux d’une catégorie mène au-delà : deux minimes sur 680 y sont, à 1008 et 1001. C’est rare parce que c’est exactement ce que ça demande.
  • Les courses UCI à l’étranger ne sont pas dans la base FFC. Un coureur qui court beaucoup hors de France a donc un index construit sur une partie seulement de sa saison.
  • Les groupes isolés ont un index non comparable. Les Antilles, par exemple, n’ont presque pas d’adversaires communs avec le continent : leur échelle flotte par rapport à la métropole.
  • Il faut 6 résultats sur 12 mois pour un index officiel. En dessous, l’index existe mais il est affiché « en construction » : une seule bonne course peut encore le déplacer beaucoup.
  • L’index ne mesure pas la forme du jour, ni le rôle d’équipier, ni une saison coupée par une blessure. Il mesure ce que les résultats montrent, rien de plus.

Les courbes de progression

Chaque lundi, l’index est recalculé comme s’il n’existait que les courses courues jusqu’à cette date. C’est la suite de ces calculs qui fait les courbes et les flèches.

D’où viennent les données

Des résultats de course publics, plus le classement national pour les catégories de licence. Le calcul tourne en Python une fois par semaine ; ce site n’est qu’une couche d’affichage : il ne recalcule jamais rien. Dernier calcul : 20 septembre 2026.Mentions légales, données personnelles et demandes de retrait →